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Sondages – Intentions de vote aux législatives
Résultats des dernières enquêtes réalisées par les agences de sondages Focus, Polis Slovakia et MVK.
Il est à noter que les cotes de popularité en janvier de la SDKU-DS et du SaS sont similaires dans les enquêtes menées par les agences FOCUS et Polis Slovakia. Seule l’agence MVK accorde un score de plus de 9% au SaS, parti des ultra libéraux dirigé par Richard Sulik, et moins de 10% à la SDKU-DS.
(en %)
| FOCUS | Polis Slovakia | MVK | ||||
| Partis | Janvier 2010 | Décembre 2009 | Janvier 2010 | Décembre 2009 | Janvier 2010 | Novembre 2009 |
| Gouvernement | ||||||
| SMER-SD | 41,4 | 37,9 | 38,7 | 39,9 | 42,0 | 42,3 |
| SNS | 6,2 | 8,4 | 6,7 | 6,0 | 6,0 | 8,0 |
| LS-HZDS | 6,5 | 7,0 | 4,4 | 5,1 | 5,4 | 5,2 |
| Opposition parlementaire | ||||||
| SDKU-DS | 15,2 | 11,5 | 15,1 | 14,3 | 9,4 | 12,0 |
| KDH | 9,0 | 11,0 | 11,4 | 12,3 | 8,9 | 10 |
| SMK | 5,6 | 5,6 | 4,8 | 5,6 | 6,7 | 6,1 |
| Hors Parlement | ||||||
| Most-Hid | 5,2 | 5,7 | 5,3 | 5,6 | 6,4 | 5,2 |
| SaS | 5,1 | 5,3 | 5,5 | 4,9 | 9,2 | 4,8 |
SMER-SD – Direction-Démocratie sociale, présidé par Robert Fico, Premier ministre (coalition gouvernementale) ;
SDKU-DS – Union chrétienne et démocrate slovaque-Parti démocrate, présidé par Mikulas Dzurinda (opposition parlementaire) ;
SNS – Parti national slovaque, présidé par Jan Slota (coalition gouvernementale) ;
KDH – Mouvement des Chrétiens Démocrates, présidé par Jan Figel (opposition parlementaire) ;
ĽS-HZDS – Parti populaire-Mouvement pour une Slovaquie démocratique, présidé par Vladimir Meciar (coalition gouvernementale) ;
SMK – Parti de la Coalition hongroise de Slovaquie, présidé par Pal Csaky ;
*MOST-HID – Pont, présidé par Bela Bugar (ancien président et député du SMK) et le
SaS – Liberté et Solidarité, présidé par Richard Sulik (ultra-libéraux), ne siègent pas au Parlement.
Robert Kalinak conserve son fauteuil ministériel.
C’est sans surprise que le Parlement a rejeté vendredi 29 janvier la motion de défiance déposée par l’opposition à l’encontre de Robert Kalinak. Sur les 97 députés dans l’hémicycle, 47 ont voté pour. Il aurait fallu le vote favorable de 76 parlementaires pour que Robert Kalinak quitte son fauteuil de ministre de l’Intérieur de la République slovaque.
Législatives 2010.
Mikulas Dzurinda se retire de la course aux législatives !
Titres de la presse :
SME : « Dzurinda a renoncé. Il ne sera pas candidat »
PRAVDA : « Dzurinda a chuté »
H.N : « Dzurinda a perdu son combat contre Fico. Il ne sera pas candidat »
Reprise par la presse écrite dans son édition du mardi 2 février, l’annonce de la SDKU-DS a fait l’effet d’une bombe : Mikulas Dzurinda, président et fondateur du parti, a décidé de se retirer de la course aux législatives.
Pour expliquer sa décision, Mikulas Dzurinda a déclaré « qu’il ne voulait pas que la campagne électorale tourne autour du financement de son parti mais s’attache aux programmes politiques et aux problèmes de la population ». Par ce geste, Mikulas Dzurinda veut empêcher que le Premier ministre et président du SMER-SD ne détourne l’attention des électeurs des scandales politico-financiers de son Gouvernement. Le président de la SDKU-DS espère que sa décision concourra à renforcer les liens entre les partis de l’opposition.
Mikulas Dzurinda a par ailleurs invité Robert Fico à participer à un débat sur un plateau de télévision, laissant même au Premier ministre le soin de choisir la chaîne et la date. La presse rappelle que depuis qu’il a pris les rênes du pouvoir en juillet 2006, Robert Fico n’a jamais affronté un leader de l’opposition sur un plateau de télévision ou dans un studio de radio.
Robert Fico a de son côté déclaré qu’il était en possession d’informations supplémentaires sur le blanchiment d’argent par la SDKU-DS mais qu’elle étaient tellement choquantes qu’il craignait pour sa vie.
Le Procureur de la République a confirmé mardi 2 février qu’il avait donné des consignes au Parquet général pour qu’il adresse des demandes d’informations au Premier ministre et à la SDKU-DS, d’une part, aux institutions judiciaires de Suisse, de Grande-Bretagne et des Iles Caïmans, d’autre part. Sur la base des renseignements obtenues, le Procureur décidera d’engager ou non des poursuites.
La presse, tout en soulignant que Mikulas Dzurinda reste président de la SDKU-DS, se pose désormais la question de savoir qui sera tête de liste de la SDKU-DS aux législatives. La réponse devrait être apportée dans les prochains jours puisque la date limite du dépôt des listes de candidats a été fixée au 14 mars.
Les élections législatives auront lieu le 12 juin. La date limite pour déposer les listes de candidats a été fixée au 14 mars. Cette année, les partis pourront faire campagne à la télévision et à la radio. Il n’y aura pas de période moratoire. Le Parlement compte 150 sièges. Les élections législatives se tiennent tous les quatre ans, selon le système proportionnel. Pour entrer au Parlement, les partis doivent franchir la barre de 5% des voix.
Réactions :
selon le SMER-SD du Premier ministre Robert Fico, la décision de Mikulas Dzurinda n’est qu’un geste théâtrale ridicule qui a pour unique but de détourner l’attention des citoyens de l’affaire du blanchiment d’argent par la SDKU-DS. Selon Robert Fico, « il est risible que Mikulas Dzurinda ait fait dans son pantalon après deux conférences de presse ». Pour le SMER-SD, le retrait de Mikulas Dzurinda aux législatives ne change rien puisqu’il reste président du parti et entend participer activement à la campagne électorale. Robert Fico entend apporter d’autres informations compromettantes sur le financement de la SDKU-DS. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que cette affaire ferait l’objet de débats parlementaires ;
Le KDH et le SMK (opposition parlementaire) ont pris acte de la décision de Mikulas Dzurinda mais ne la commentent pas, estimant qu’il s’agit d’une affaire interne à la SDKU-DS ;
Pour Bela Bugar, président du Most-Hid, « la décision de Mikulas Dzurinda est le résultat du manque d’explications par le président de la SDKU-DS sur le financement de son parti. Mikulas Dzurinda préfère se sacrifier au bénéfice de son parti » ;
Jozef Mihal, vice-président du SaS, n’a pas envie d’une coopération préélectorale avec la SDKU-DS suite aux informations communiquées par le Premier ministre (sur le financement opaque de la SDKU-DS) » ;
Rafael Rafaj, président du groupe parlementaire du SNS (coalition gouvernementale), a déclaré « que la décision de Mikulas Dzurinda ne l’avait absolument pas surpris car l’un des scénarios dit que le président de la SDKU-DS envisagerait d’intégrer les structures européennes » ;
Pour Marian Klenko, président du Conseil républicain du LS-HZDS (coalition gouvernementale), « il s’agit d’une décision logique qui a pour objectif de laver le nom sali de la SDKU-DS ».
Commentaires des politologues :
Selon Miroslav Kusy, Robert Fico qui ne s’attendait certainement pas à la décision de Mikulas Dzurinda, va certainement considérait qu’il s’agit d’une grande victoire. Le politologue estime que le geste du président de la SDKU-DS sera jugé par beaucoup comme une défaite personnelle. Le politologue pense que la SDKU-DS n’a pas de candidat de rechange valable pour être tête de liste de la SDKU-DS aux législatives, même pas Iveta Radicova qui se situe actuellement « sous la ligne de flottaison » ;
Michal Horsky pense que Mikulas Dzurinda a signé son arrêt de mort politique en renonçant à sa candidature aux législatives. Selon lui, un président de parti qui ne siège pas au Parlement est inefficace et affaibli. Raison pour laquelle la pression devrait monter pour qu’il quitte la présidence de la SDKU-DS ;
Grigorij Meseznikov souligne que la décision de Mikulas Dzurinda constitue un fait unique dans l’histoire politique de la Slovaquie. Il estime que Mikulas Dzurinda a ainsi voulu maintenir la SDKU-DS la tête hors de l’eau. Le politologue pense qu’Iveta Radicova est la candidate idéale. Concernant l’échéance électorale du 12 juin, Grigorij Meseznikov prévoit un taux de participation autour de 70%. Selon lui, le Most-Hid et le SaS peuvent franchir la barre des 5% de voix nécessaires pour entrer au Parlement ;
Juraj Marusiak, analyste politique à l’Académie slovaque des sciences, pense que le retrait de Mikulas Dzurinda, qui occupe depuis longtemps la troisième place du classement des hommes politiques les moins aimés, peut aider la SDKU-DS malgré les critiques sur son financement.
Iveta Radicova et Ivan Miklos sont candidats à la tête de liste de la SDKU-DS aux législatives.
Suite à la décision de Mikulas Dzurinda de ne pas figurer sur la liste électorale de son parti aux législatives du 12 juin prochain, deux vice-présidents de la SDKU-DS ont exprimé le souhait de le remplacer : Iveta Radicova, ministre du Travail sous le second Gouvernement Dzurinda et candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2008, et Ivan Miklos, ancien ministre des Finances.
Les politologues pensent que la lutte s’annonce serrée mais donnent cependant un léger avantage à Iveta Radicova. Les premières enquêtes en ligne lancées par deux quotidiens le confirme : 60% des électeurs de la SDKU-DS souhaitent voir Iveta Radicova tête de liste. Ivan Miklos ne recueille que 30% d’opinions favorables. C’est à l’occasion de primaires qui se dérouleront le 27 février que les délégués régionaux désigneront la tête de liste et il n’est pas certain qu’ils suivront les attentes de la base, d’autant plus que Mikulas Dzurinda aura son mot à dire.
Les politologues ont présenté dans la presse les qualités et les défauts des deux candidats :
Qualités d’Iveta Radicova : n’a jamais été au centre d’un scandale politico-financier, est la femme politique préférée des Slovaques, a recueilli plus de voix que Mikulas Dzurinda et Ivan Miklos aux législatives de 2006, a obtenu près d’un million de voix à la présidentielle de 2008, et pourrait rallier les petits partis de l’opposition à sa cause ;
Défauts d’Iveta Radicova : son manque d’expérience en politique, n’a jamais été amenée à gérer une situation de crise, et son « honnêteté ».
Qualités d’Ivan Miklos : est l’un des piliers de la SDKU-DS, a une longue expérience en politique, est un excellent économiste (artisan de l’impôt unique à 19 pour cent), et est un très bon orateur.
Défauts d’Ivan Miklos : est la doublure parfaite de Mikulas Dzurinda, est parfois trop technicien dans son argumentation, et est l’un des hommes politiques les moins aimés.
La presse a annoncé qu’Iveta Radicova avait l’intention de rencontrer les responsables de tous les partis de l’opposition, qu’il siègent ou non au Parlement, même ceux du SMK – Parti de la coalition hongroise de Slovaquie – dirigé par Pal Csaky. Mme Radicova a déjà rencontré les responsables du Most-Hid et du SaS.
Le Most-Hid et le SaS ne formeront pas une coalition préélectorale.
Les partis Most-Hid de Bela Bugar et SaS de Richard Sulik, qui ne siègent pas au Parlement, ne formeront pas une coalition préélectorale en vue des législatives de juin. 30% des électeurs du SaS et 11% de ceux du Most-Hid souhaitent que leur parti s’engage seul dans la bataille des législatives.
Vladimir Palko ne sera pas candidat.
Vladimir Palko, président du KDS – Parti des Démocrates Conservateurs de Slovaquie (ancien KDH) – ne sera pas candidat aux législatives. Par contre, il a confié que d’autres membres de son parti, en particulier Frantisek Miklosko, pourraient figurer sur la liste du Most-Hid de Bela Bugar.
Le KOZ soutient le SMER-SD
Le KOZ – Confédération des organisations syndicales – appelle à voter en faveur du SMER-SD lors des élections législatives de juin prochain. Selon le KOZ, seul le parti du Premier ministre Robert Fico est garant d’un Etat social.
Le SNS souhaite la mise en place de statistiques sur la criminalité Rom. Les organisations Rom condamnent.
Le SNS – Parti national slovaque – dirigé par Jan Slota souhaite un meilleur suivi de la criminalité Rom et la réalisation de statistiques sur les délits commis par les Roms.
Les organisations Roms ont condamné la proposition du SNS, argumentant qu’elle ne ferait qu’accroître le sentiment de haine envers cette minorité.
Economie
Vente de quotas excédentaires d’émissions de CO2 : le Ministère de l’Environnement demande à Interblue Group Europe de rompre le silence.
Le Ministre de l’Environnement, Jozef Medved, a adressé un courrier à la gérante de la société Interblue Group Europe, Mme Jana Lütken, dans lequel il l’invite à respecter l’accord conclu le 20 janvier stipulant que Interblue Group Europe, d’une part, enverrait avant la fin du mois de janvier tous les documents prouvant que les engagements à l’époque d’Interblue Group alors enregistrée aux Etats-Unis seraient respectés, et d’autre part, communiquerait l’identité de l’avocat qui représenterait la société lors des prochaines négociations.
La porte-parole du ministère de l’Environnement a par ailleurs confirmé que des mesures juridiques étaient en cours de préparation au cas où Interblue Group Europe ne respecterait pas ses engagements envers la République slovaque, notamment le versement de 15 millions d’euros. Un cabinet d’avocats travaille en étroite coopération avec le ministère.
Les entreprises sud-coréennes étendent leurs activités en Slovaquie.
Le nouvel ambassadeur de Corée du Sud en Slovaquie a confirmé au ministre de l’Economie, Lubomir Jahnatek (SMER-SD), que Kia et Samsung étendraient leurs activités en Slovaquie. Les entreprises sud-coréennes emploient environ 20 000 personnes en Slovaquie. Il a par ailleurs précisé que son pays souhaitait élargir son champ de coopération avec la Slovaquie : outre l’électronique et l’automobile, la Corée du Sud souhaite investir dans l’industrie chimique, la recherche, et l’énergie nucléaire.
Lubomir Jahnatek a rappelé à l’ambassadeur que la Slovaquie souhaitait construire une nouvelle centrale nucléaire à Jaslovské Bohunice et, dans ce sens, a souligné que les entreprises sud-coréennes intéressées par ce projet avaient la possibilité de participer aux appels d’offres sur le choix des investisseurs. L’ambassadeur de Corée du Sud a précisé que son pays participait déjà à la construction d’une centrale nucléaire aux Emirats arabes unis.
Transports
Télépéage : le Gouvernement rejette les revendications de l’UNAS.
Le Premier ministre, estimant que le Gouvernement avait fait suffisamment de concessions aux transporteurs routiers qui critiquent le télépéage, rejette la dernière revendication de ces derniers, à savoir la réduction du nombre de routes de 1ère catégorie soumises au péage électronique. Les routiers protestataires regroupés dans l’UNAS (Union des transporteurs de Slovaquie) sont prêts à payer uniquement pour les routes menant ou étant parallèles aux autoroutes et aux voies rapides, soit 333 km de voies contre les 1 400 km prévus.
Le second mouvement de protestation lancé par l’UNAS déclenché lundi 1er février visant à bloquer partiellement certains axes menant à plusieurs grandes villes du pays (sauf Bratislava et Kosice) a été stoppé rapidement sous la pression des forces de police. A défaut de paralyser la circulation, environ 300 manifestants ont protesté devant le bureau du Gouvernement. L’UNAS entend poursuivre son mouvement.
Concessions du Gouvernement, en accord avec SkyToll et CESMAD (Confédération des sociétés de transport routier de Slovaquie) :
baisse de la taxe sur le gasoil (cela correspond à une baisse du prix du litre à la pompe de 13 cents) ;
définition plus précise des secteurs payants pour arriver à 1 700 en avril contre 850 actuellement) ;
indication matérielle des secteurs payants sur le bord des routes ;
baisse significatives des amendes ;
seuls les secteurs empruntés dans leur totalité seront facturés
obligation faite à SkyToll de proposer des factures plus détaillées.
Télépéage : la SDKU-DS, qui soutient le mouvement de protestation, affirme que le Gouvernement a privilégié le consortium SkyToll.
La SDKU-DS soutient le mouvement de protestation de l’UNAS contre le télépéage. Le parti de Mikulas Dzurinda estime qu’il en va de la survie des PME du secteur des transports.
La SDKU-DS critique régulièrement la décision de la Société nationale des autoroutes d’avoir signé avec le consortium SkyToll, qui regroupe les sociétés Sanef (France), Siemens (Allemagne) et Ibertax (Slovaquie), la réalisation et la concession du télépéage. De l’ensemble des offres de départ, celle de SkyToll était la plus élevée (716,04 millions d’euros HT). La SDKU-DS parle de favoritisme. Mikulas Dzurinda pose toujours la question de savoir qui se cache réellement derrière Ibertax. Selon lui, elle appartient en réalité à deux sociétés basées à Chypre et liées au groupe financier J and T.
Le ministre des Transports, Poste, et Télécommunications, Vladimir Vazny (SMER-SD) a rejeté les accusations de Mikulas Dzurinda. Selon lui, le consortium SkyToll n’a été en aucun cas privilégié. Les trois autres candidats à l’appel d’offres sur le télépéage ont été écartés de l’appel d’offres par le Bureau des marchés publics car ils ne satisfaisaient pas aux conditions posées.
Concernant Ibertax, le ministre rappelle que la loi sur les marchés publics empêche d’écarter toute société qui remplit les conditions financières et techniques. Lubmir Vazny a toutefois concédé qu’il avait peu d’informations sur Ibertax et que, de toute façon, savoir qui se cachait derrière cette société ne l’intéressait pas.
Société - Minorités
Des internats pour enfants Roms dès l’automne ?
Le plénipotentiaire du Gouvernement slovaque pour la question Rom, Ludovit Galbavy, a confié que le placement en internats d’enfants de la minorité Rom sur la base du volontariat serait peut-être réalité dès la rentrée de septembre 2010. Tout en confirmant que les discussions sur ce sujet au ministère de l’Education avaient été vives entre les experts en charge de l’éducation des Roms, le plénipotentiaire a souligné que personne n’avait été fondamentalement contre le projet. Seraient placés en internats les enfants Roms de 11 ans et plus. Toutefois, ni Ludovit Galbavy ni Dusan Caplovic, vice-Premier ministre chargé des Affaires européennes, des Droits de l’Homme, des Minorités et de l’Economie de la connaissance, ne savent dans l’immédiat combien de familles seraient prêtes à coopérer et combien cela coûterait à l’Etat.
Alexander Patkolo, président de l’Initiative Rom, regrette que le Gouvernement ait lancé un tel projet avant les élections législatives. S’il pense que le placement en internats peut aider les enfants Roms, Alexander Patkolo estime toutefois que la concrétisation de ce projet est impossible pour la rentrée scolaire de septembre, notamment pour une question financière.
A l’inverse, Jan Hero, directeur d’un établissement collège de huit ans pour enfants Roms (collège et lycée) et membre du groupe de travail sur l’éducation des Roms, est persuadé qu’il est possible de lancer le projet dès septembre, au moins en partie.
Ingrid Zigova, responsable d’un club des femmes Roms dans la ville de Jelsava, espère que les parents se mobiliseront autour de ce projet. Andrea Buckova, membre de l’Association de la culture Rom en Slovaquie, souscrit elle-aussi à ce projet mais souligne néanmoins qu’il existe d’autres formes d’éducation. Et qu’il est nécessaire de s’occuper des enfants avant l’âge de 11 ans.
Enfin, Iva Grejtakova, membre de la Fondation Milan Simecek qui travaille avec les communautés Roms de l’est de la Slovaquie, pense que la réussite des internats pour enfants Roms dépend avant tout du contexte familial. Selon elle, les familles les plus défavorisées seront favorables au projet.
Défense
Renforcement du dispositif militaire slovaque en Afghanistan.
Le ministre de la Défense, Jaroslav Baska (SMER-SD), a communiqué les nouvelles décisions approuvées en Conseil des ministres sur la participation des forces armées slovaques à l’ISAF (Afghanistan) :
une unité forte de 57 hommes sera envoyée en Afghanistan en avril pour assurer la protection de l’unité de génie dont le mandat sera élargi. Cette dernière pourra opérer dans l’ensemble de la province de Kandahar et pas seulement dans le périmètre de l’aéroport ;
courant second semestre, 100 militaires supplémentaires participeront également à l’opération ISAF. Leur mission sera de participer à la formation de l’Armée nationale ou de la police afghane ;
plusieurs officiers d’Etat-major devraient rejoindre le commandement de l’ISAF à Kaboul ;
des spécialistes en liquidation de munitions non explosées devraient également être envoyés en Afghanistan.
Le problème qui se pose à présent est d’ordre financier. Jaroslav Baska, soulignant que la Défense avait déjà dû se serrer fortement la ceinture en raison de la crise économique, demande au ministère des Finances de trouver les 3,4 millions d’euros nécessaires à l’envoi en Afghanistan de l’unité de protection. Selon le ministre des Finances, Jan Pociatek (SMER-SD), la Défense peut encore racler les fonds de tiroir.
Santé publique
Grippe A - Dernier bilan communiqué par l’Institut de veille sanitaire de la République slovaque.
Depuis le début de la pandémie, 1 176 cas de grippe A ont été identifiés en Slovaquie (Région de Bratislava – 447, Région de Nitra – 158, Région de Banska Bystrica – 136).
48 décès liés à la grippe A ont été constatés. Dans la majorité des cas, le virus n’a pas été la cause directe du décès ;
Depuis le 3 novembre, les antennes régionales de l’Institut de veille sanitaire doivent systématiquement rendre compte du nombre de patients hospitalisés souffrant de graves problèmes respiratoires ayant entraîné une pneumonie. A la date du lundi 1er février, 350 cas ont été identifiés sur l’ensemble du territoire. Le virus H1N1 a été détecté chez 116 d’entre eux.
Grippe A - Les autorités médicales invitent la population à se faire vacciner.
Les autorités médicales et le ministre de la Santé Richard Rasi invitent vivement la population à se faire vacciner contre le virus H1N1. Depuis vendredi 5 février, toutes les personnes intéressées et non plus uniquement celles appartenant aux groupes à risques peuvent bénéficier de la vaccination. Elles doivent en informer leur médecin traitant. Les autorités médicales soulignent que la grippe A n’est pas saisonnière et que le risque est permanent.
Le ministre de la Santé a confirmé que seulement 6% du corps médical s’était fait vacciner.
Relations bilatérales
Slovaquie – Etats-Unis : les trois détenus de Guantanamo sont en Slovaquie.
Trois anciens détenus de Guantanamo sont arrivés en Slovaquie lundi 25 janvier. Ils auraient été transférés dans le camp pour réfugiés situés dans la ville de Hummené, dans l’est du pays. La police a indiqué qu’elle ne fournirait aucune information supplémentaire.
Le 19 janvier, Miroslav Lajcak, ministre des Affaires étrangères déclarait « que la Slovaquie avait été sollicitée par l’administration américaine et qu’elle avait répondu favorablement à cette demande dans un geste d’alliance et de solidarité ».
Slovaquie – Hongrie : Loi sur la langue d’Etat : Budapest paiera les amendes.
Le Gouvernement hongrois de Gordon Bajnai a décidé de créer un fond de 180 mille euros destiné à payer les amendes en cas d’infraction à la loi slovaque sur la langue d’Etat. Cette somme sera mise à la disposition de la « Table ronde des Hongrois de Slovaquie », association qui regroupe plus de 50 organisations et institutions qui concourent au développement de la culture hongroise en Slovaquie. Les responsables de cette association ne pensent pas que des amendes pour infraction à la loi sur la langue d’Etat seront délivrées avant les élections législatives. Dans un premier temps, l’argent alloué par Budapest servira avant tout à mettre en place les moyens de contrôle de l’utilisation des langues minoritaires en Slovaquie. Le 1er février ont été mis en place une ligne téléphonique gratuite et un site Internet permettant aux citoyens slovaques membres d’une minorité nationale de rendre compte de toute transgression de leurs droits à parler leur langue maternelle.
Le ministre slovaque de la Culture, Marek Madaric (SMER-SD), a vigoureusement critiqué la démarche de Budapest, accusant le Gouvernement hongrois « d’ingérence dans les affaires intérieures de la Slovaquie ». Le ministre a rappelé « que la loi slovaque sur la langue d’Etat n’était pas une remise en cause de l’utilisation des langues des minorités mais qu’elle garantissait à tout citoyen slovaque quelle que soit sa nationalité le droit de bénéficier d’informations dans la langue d’Etat ».
De son côté, le ministre slovaque des Affaires étrangères, Miroslav Lajcak (nommé par le SMER-SD) a fait preuve de retenue en déclarant « que l’initiative du Gouvernement hongrois était à comprendre dans un contexte de campagne électorale ».
Selon le SNS de Jan Slota – Parti national slovaque, la Slovaquie est en droit de porter plainte contre la Hongrie auprès de la Cour internationale de Justice.
La France dans la presse slovaque
L’attaché culturel a dirigé l’opéra Mathilde de Guise.
Dans son édition du mardi 26 janvier, SME a publié un article d’une demie page, agrémenté d’une photo, sur l’opéra Mathilde de Guise joué à Bratislava dimanche 24 janvier.
Le quotidien souligne que cet opéra a pu être présenté dans la capitale slovaque grâce à la coopération entre le Théâtre national slovaque et l’Institut français de Bratislava. Le projet a vu le jour lors de la présidence française de l’Union européenne. L’opéra avait été au préalable joué dans trois villes françaises.
En fin d’article, SME précise que l’orchestre a été dirigé par l’attaché culturel française à Bratislava.
Projet de loi sur l’interdiction du port de la burqua.
Dans leur édition du 27 janvier, les quotidien SME et PRAVDA se sont attardés sur la décision de la commission parlementaire qui, après six mois de travaux, invitent les députés à voter le projet de loi visant à interdire le port de la burqua en certains lieux (bureaux de l’administration publique, hôpitaux, transports).
Dominique de Villepin bénéficie de la relaxe dans l’affaire « Clearstream ».
Dans son édition du lundi 1er janvier, Hospodarské Noviny a écrit sur la relaxe dont a bénéficié Dominique de Villepin dans l’affaire « Clearstream ». Le quotidien précisé que le Président français avait subit une lourde défaite car il avait essayé de faire en sorte que l’ancien Premier ministre soit condamné pour corruption.
Un court métrage pour expliquer aux enfants ce qu’est l’homosexualité.
Dans son édition du jeudi 4 février, SME annonçait dans un article d’une demie page que les autorités françaises avaient donné leur accord à la diffusion d’un court métrage animé d’une durée de 26 minutes, « le baiser de la lune », dont l’objectif est de montrer aux enfants ce qu’est l’homosexualité. Ce film devrait être diffusé dans les écoles et présenté aux enfants âgés de 9 à 11 ans.
SME soulignait que l’Inspection de l’éducation nationale, sous la pression des opposants à ce projet (15 000 personnes avaient signé une pétition à la date de parution de cet article), avait obligé le metteur en scène à retirer le film d’Internet.
Réalisée à partir des principaux journaux et agences de presse slovaques, cette revue de presse ne saurait être considérée comme reflétant le point de vue de l’ambassade de France ou des autorités françaises.